(Série : Le bonheur et ses qualités-Partie 1)
Nous voulons tous être heureux.
C’est probablement l’un des points communs le plus universel entre les êtres humains. Nous cherchons le bonheur dans les choses que nous aimons : une bonne soirée entre amis, un voyage, un repas que nous apprécions, une belle journée en plein air, notre musique préférée, un moment tranquille avec notre famille ou simplement, le plaisir de se sentir bien.
Et, ces petits bonheurs sont importants. Ils donnent du goût à la vie mais il existe une question plus profonde que nous nous posons peut-être moins souvent : « Le bonheur vient-il seulement de ce qui nous arrive? »
Si c’était le cas, nous serions entièrement dépendants des circonstances. Nous serions heureux lorsque tout va bien… et beaucoup moins lorsque les choses se compliquent.
Or, nous avons probablement tous constaté que ce n’est pas aussi simple. Certaines personnes semblent conserver une certaine sérénité malgré les difficultés, alors que d’autres peuvent être profondément perturbées par des événements relativement banals. Pourquoi?
Peut-être qu’une partie de la réponse se trouve dans la façon dont nous rencontrons la vie. Ce qui nous arrive et ce que nous en faisons.
Nous ne choisissons pas tout ce qui nous arrive. Nous ne choisissons pas toujours les événements de notre vie, les réactions des autres, les imprévus, les déceptions ou les périodes difficiles.
Nous ne pouvons pas toujours empêcher une mauvaise nouvelle d’arriver, modifier immédiatement ce qui se passe autour de nous, contrôler ce que les autres pensent ou disent. Mais, entre ce qui nous arrive et la façon dont nous y répondons, il existe quelque chose de très précieux : notre capacité de choisir.
Parfois, cet espace est très petit. Une seconde. Une respiration. Un moment avant de répondre mais c’est souvent dans ce petit espace que se trouve la possibilité de vivre autrement.
Cinq qualités qui méritent notre attention.
Au fil des années, nous développons tous des habitudes. Nous avons notre façon de réagir lorsque nous sommes contrariés, notre façon de communiquer, de gérer l’attente, de voir les erreurs et de faire face à ce que nous ne comprenons pas.
Ces réactions deviennent parfois tellement automatiques que nous ne les remarquons même plus et pourtant, nous pouvons apprendre à les observer et, avec le temps, à les modifier.
C’est dans cette réflexion que nous allons explorer, au cours des prochaines semaines, cinq qualités humaines qui peuvent profondément changer notre façon de vivre notre quotidien.
La première est la bienveillance. Puis viendront la patience, la curiosité, l’humilité et enfin la maîtrise de soi.
Ces qualités peuvent sembler très simples. Nous les connaissons tous mais les connaître et les pratiquer sont deux choses très différentes.
Pourquoi ces cinq qualités?
Parce qu’elles touchent directement à notre façon d’être avec nous-mêmes, avec les autres et avec les événements de notre vie.
- La bienveillance nous invite à regarder les autres avec davantage de compréhension… et à nous traiter soi-même avec moins de dureté.
- La patience nous apprend à respecter le rythme des choses plutôt que de vouloir constamment les accélérer.
- La curiosité nous permet de remplacer certains jugements rapides par le désir de comprendre.
- L’humilité nous rappelle que notre perception et nos connaissances ont des limites, et qu’il y a toujours quelque chose à apprendre.
- Enfin, la maîtrise de soi nous permet de créer un espace entre ce que nous ressentons et ce que nous choisissons de faire.
Aucune de ces qualités ne demande d’être parfait. Au contraire. Elles nous invitent simplement à devenir un peu plus conscients de notre façon de vivre.
Et si nous commencions par une petite question?
La prochaine fois qu’une situation vous contrarie, essayez de vous arrêter quelques secondes. Avant de chercher à changer l’autre, la situation ou le monde autour de vous, demandez-vous : « Comment est-ce que je veux être dans cette situation? ».
La question est différente de : « Qui a raison? »; « Qui est responsable? »; « Comment puis-je faire pour que cela cesse? ». Elle nous ramène à nous-mêmes. Elle nous rappelle que, même lorsque nous ne contrôlons pas les circonstances, nous pouvons parfois choisir la manière dont nous les rencontrons. Et peut-être est-ce là une partie importante du chemin vers un bonheur plus durable!
La semaine prochaine, nous commencerons cette série par une qualité qui semble toute simple, mais qui possède une étonnante profondeur : la bienveillance.
Pourquoi la bienveillance envers les autres peut-elle changer notre environnement? Pourquoi est-il parfois si difficile d’être bienveillant envers nous-mêmes? Et surtout, peut-on être bienveillant sans être faible?
Recommandation de la semaine :
Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cette série au cours des prochaines semaines. Peut-être y découvrirez-vous quelques idées qui changeront, ne serait-ce qu’un peu, votre façon de regarder les autres et peut-être aussi votre façon de vous regarder vous-même!
Le saviez-vous?
Notre cerveau fonctionne en grande partie par habitudes. Plus nous répétons une façon de penser ou de réagir, plus celle-ci peut devenir automatique. Et, la bonne nouvelle?
Une habitude peut aussi se modifier.
Parfois, le changement commence simplement par le fait de remarquer ce que nous faisons.
(Inspiré d’un texte de Robert Middleton)
Dr Pierre Bernier, chiropraticien, D.C. 28 09 2026
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