(Série : Sortir de l’ultra-transfomé-Partie 2)
La plupart des gens ne mangent pas des aliments ultra-transformés par choix conscient. Ils en consomment parce qu’ils sont intégrés partout dans la routine quotidienne.
Un déjeuner typique peut sembler équilibré : céréales, yogourt, jus. Pourtant, il s’agit souvent d’un trio ultra-transformé, riche en sucre rapide et pauvre en fibres. Cela entraine une montée rapide de l’énergie, suivie d’une chute qui favorise fatigue et fringales.
À l’heure du dîner, les sandwiches au pain industriel, les viandes transformées, les sauces prêtes à l’emploi et les boissons sucrées sont monnaie courante. Les collations de l’après-midi — biscuits, barres tendres, croustilles — sont conçues pour stimuler le cerveau et donner envie d’en reprendre, sans réellement rassasier.
Le soir, la fatigue pousse souvent vers les plats congelés, les repas prêts-à-manger ou les sauces industrielles.
Même certains produits « santé », kéto ou protéinés, restent ultra-transformés s’ils reposent sur des additifs et des ingrédients modifiés.
Ce type d’alimentation entretient :
- des fluctuations de glycémie,
- une inflammation de bas grade,
- une surcharge du système digestif,
- une fatigue du système nerveux.
Du point de vue chiropratique
Un système nerveux constamment stimulé par une alimentation pro-inflammatoire devient plus hyper-réactif. Les muscles peuvent rester tendus plus longtemps, la récupération entre les traitements est plus lente et la tolérance à la douleur diminue.
Les patients décrivent souvent :
- des douleurs diffuses,
- une raideur persistante,
- une impression que « tout force » ou « tout revient vite ».
Ce n’est pas nécessairement que la condition s’aggrave, mais que le corps est moins capable de s’adapter.
👉 Dans ce contexte, même un stress mécanique mineur peut provoquer des symptômes disproportionnés.
Conseils et changements progressifs :
- Remplacer une collation industrielle par des noix, un fruit ou du fromage;
- Préparer des portions supplémentaires au souper pour les lunchs;
- Lire les étiquettes et éviter les produits avec une longue liste d’ingrédients.
Chaque remplacement réduit la charge inflammatoire quotidienne.
Dr Pierre Bernier, chiropraticien, D.C. 06 04 2026
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